Facteur humain

Ce qui est intéressant dans l'homme, c'est la multitude des possibles et la part d'imprévisibilité que chacun a en soi.

De ma dernière expérience professionnelle, j'ai appris que bien plus que l'intitulé du poste, c'était le facteur humain qui importait. En effet, j'ai successivement travaillé dans un service courrier-facturation-archivage et en tant que vendeuse en PAP. De prime abord, la première boîte a un aspect froid et aseptisé comme seuls les bureaux des grosses boîtes peuvent l'être, tandis que la seconde est accueillante, il y règne une ambiance cool et décontractée (entre les vendeurs, les patrons et les clients).

Intra muros, l'essentiel du premier boulot consistait, à l'aide de matériel bureautique (agrafeuse, post-it) et informatique, à rapprocher des documents et à vérifier certaines concordances. Pas besoin de beaucoup réfléchir, pas de patron sur le dos, une équipe de nanas sympas. Une fois le taf fini, les papiers restaient sagement là où ils étaient, à savoir dans leurs cartons ou leurs pochettes. Il en allait tout autrement du boulot dans la vente. Même si numérairement, l'équipe était égale à celle des bureaux, nous échangions peu (ou alors uniquement boulot en débriefant sur tel ou tel client) et nous ne pouvions pas prendre nos pauses repas ensemble, contrairement à l'autre emploi. Ce sont des petits détails qui créent un lien au sein de l'équipe. A défaut, aller au travail se résume à... travailler.

Ajoutez à cela une pression palpable pour atteindre un chiffre d'affaires journalier qui avait pour effet de m'empêcher de "déconnecter" une fois le magasin fermé. Donc même si le second boulot présentait l'intérêt d'être moins monotone, j'ai nettement préféré travailler dans les bureaux. Au final, un vécu inverse de l'image véhiculée par le poste : une ambiance cool et sympa dans des bureaux austères et une atmosphère tendue dans une boutique qui se veut fun.

Morale : mieux vaut être éboueur et aimer l'équipe et la direction avec laquelle on travaille plutôt qu'être avocat dans un cabinet pince sans rire avec un supérieur hystérique ou tyrannique.

Le facteur humain donc, celui-là même qui change toute la donne. On ne comprend pas pourquoi un individu pète soudainement un plomb et massacre tout sur son passage. On se croit à la pointe des dernières tendances en matière de mode et il suffit de changer de milieu pour s'apercevoir que nos repères ne sont que culturels et géographiques. L'homme, capable de tout, du meilleur comme du pire. L'homme en tant qu'acteur de son environnement.

Le facteur humain, pris en compte dans l'évaluation et l'analyse de données : ici, le diagramme d'Ishikawa


Facteur humain

# Posté le vendredi 20 mars 2009 15:40

Modifié le mercredi 25 mars 2009 07:32

Pouvons-nous prétendre être unique(s) ?

Pouvons-nous prétendre être unique(s) ?
L'autre jour je songeais aux signes distinctifs qui font que même après une opération de chirurgie esthétique pour renaître sous une autre identité, on serait trahis et reconnus.

Je connais certaines personnes qui ont pour signature une expression, comme "c'est quoi cette bouteille de lait?" ou "l'angoissse" ou encore "il faut à tout prix éviter ça". Pour d'autres ce sera une gestuelle, un tic d'expression.

Donc quand je réfléchis au caractère unique de chaque être, je suis partagée entre l'acquiescement rassurant et le constat navrant que nous avons tous de nombreux points communs.

Voici un extrait du Petit Prince de Saint-Exupéry :

Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche:
- Ah! dit le renard... Je pleurerai.
- C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...
- Bien sûr, dit le renard.
- Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.
- Bien sûr, dit le renard.
- Alors tu n'y gagnes rien !
- J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.
Puis il ajouta:
- Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret.
Le petit prince s'en fut revoir les roses:
- Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisé et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.
Et les roses étaient bien gênées.
- Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c'est ma rose.
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# Posté le mardi 17 mars 2009 12:33

Modifié le mardi 17 mars 2009 15:21

Les mécanismes incompréhensibles du monde qui m'entoure

- la faculté qu'ont certaines filles pour attirer des beaufs finis, des cons prétentieux, des salauds infidèles, des violents ou les 3 à la fois (private joke). Et surtout pourquoi elles restent avec.

- la publicité. Regardez 99F et soudain vous réaliserez à quel point on nous prend pour des consommateurs débiles : univers mielleux où tout est beau, répliques ridicules ou vides de sens, jingles pourraves qui nous restent en tête, scénarii alambiqués ou sans rapport avec le produit.

- l'anorexie touche 0.5 à 2% de la population dans les pays développés. Des millions de personnes meurent de famine dans les pays sous-développés en voie de développement.

- 4 millions de français jouent régulièrement au loto et dépensent en moyenne 6 euros par jour. Sur ces 4 millions, combien font preuve de charité envers autrui ?

Les mécanismes incompréhensibles du monde qui m'entoure
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# Posté le mardi 17 mars 2009 12:24

Modifié le mardi 17 mars 2009 14:09

Plateau télé ? Non, soirée chippo !

Plateau télé ? Non, soirée chippo !
Je suis aller voir les chippendales !

L'ambiance "girls only" était vraiment sympa, le spectacle agréable. Il faut dire que de telles plastiques (des hommes souriants, épilés, musclés et bronzés), on n'en croise pas tous les jours. Néanmoins, ce n'est pas là mon type d'homme. Trop de gonflette, trop de show off. En plus, ce ne doit pas être facile d'être la compagne de ce genre de gars : et vas-y que je mets plus de temps que toi pour me préparer, et que c'est la galère pour lui trouver des fringues adaptés à ses mensurations, et que plein de filles le matent / le draguent sans gêne.

Oui, je dois être une extra-terrestre pour dire ça mais j'ai même trouvé le spectacle malsain et vulgaire par moments. Certaines filles, se sentant certainement en sécurité à l'abri des regards dans cet espace clos suintant l'interdit, se comportaient comme des gamines hystériques. En fin de soirée, certains des chippo -comme j'aime les appeler car ils me font penser à de la viande exhibée sur les étals de marché- semblaient avoir du mal à afficher le sourire colgate de rigueur. Cela m'a rappelé qu'au fond l'homme n'est qu'un animal pourvu de la parole et du rire.
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# Posté le samedi 14 mars 2009 10:03

Modifié le samedi 14 mars 2009 10:51

I, Robot ?

I, Robot ?
On m'a dit un jour que je ressemblais, par ma façon de raisonner, à un robot, en ce sens où je faisais preuve d'une absence de sentiments et d'émotions . Il était alors question de laisser ou non une chance à mon couple, un sujet de réflexion où forcément sentiments et émotions étaient sollicités.

Les faits étaient les suivants : devais-je ou non rompre avec un garçon dont l'amour et les efforts étaient tout aussi grands que louables ? En répondant par l'affirmative à cette question, on m'a reproché de ne pas prendre en compte mes propres sentiments, de raisonner tel un magistrat, à partir des faits et des faits seulement.

S'il est vrai que bien des fois, j'ai tendance à penser le problème dans sa globalité, sur le court et le long terme et en considérant les intérêts respectifs des parties en présence, peut-on pour autant me taxer de robot ? Suis-je donc dénuée d'humanité à l'instar d'une machine ?

Je sais que beaucoup ne comprennent pas ma façon de voir les choses, et en l'espèce pourquoi j'ai donné une autre chance à mon couple sur le simple fait que le mec en question soit méritant.

J'ai posé la question à deux amis proches. Et si l'un rejoint l'opinion majoritaire, l'autre a évoqué un mot auquel je n'avais pas songé mais qui apparassait déjà en filigrane dans ma justification : égoïsme. Non pas le mien, mais celui dont font preuve 99% des gens. Car, me comparer à un robot alors même que je me soucie de l'autre, de ce qu'il peut ressentir, que considère ses efforts pour revenir sur ma décision en me laissant influencer par l'affect, n'est-il pas contradictoire avec la définition même d'un robot ? Les 99 autres personnes qui n'auront écouté que leur coeur et pas leur tête ne font-elles pas preuve d'une forme d'égoïsme ?

Bien sûr la définition de l'égoïsme est à discuter car mouvante d'un individu à l'autre et c'est pourquoi j'ai appris que ce mot pouvait déclencher des disputes mémorables. Peu de personnes reconnaîtront être égoïstes car on ne l'est jamais entièrement, à quelques cas rares. De plus, l'employer envers une tierce personne dont on ne connaît pas le passé est délicat.

Pour moi, sera égoïste la personne qui ne regarde que son intérêt personnel sans se soucier du bien être des autres ou lorsque sa décision ou son comportement a des conséquences directes néfastes pour eux. Ainsi, je ne pense pas avoir été égoïste en préférant qu'une autre personne utilise sa voiture pour aller à la neige quand je n'avais ma nouvelle voiture (une occasion certes, mais qui s'apparente à une voiture neuve pour moi qui n'ait connu qu'une épave de R21 et qui ait dû y mettre la totalité de mon dernier mois de salaire) que depuis la veille. Surtout que cette idée de séjour à la montagne ne m'emballait pas spécialement.

De même, je ne pense pas être égoïste en arrêtant un travail (le job de vendeuse, cf article précédent) dans lequel je ne me sens pas bien. Je pense aux personnes qui se contraignent à persister dans une voie "parce que ça ne se fait pas", "parce qu'on ne sait pas si on retrouvera mieux", "parce que tout n'est pas facile en ce bas monde", etc. OK. Mais ces personnes là, qui sont malheureuses quelque part, ne vous font-elles pas penser à des robots qui font ce qu'on leur impose, ce pour quoi ils se sont programmés ?

En illustration, Bumblebee, la voiture-robot de Transformers (j'aimerais bien que mon PDY soit pareil LOL)
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# Posté le samedi 14 mars 2009 09:46

Modifié le mardi 17 mars 2009 12:42